MY FIRST PRIESTLY ANNIVERSARY

It was one year ago today when I was ordained to the priesthood of Jesus by his Grace, Most Rev. Dr. Ignatius A. Kaigama, for the Congregation of the Servants of Charity. One year has passed; here I am filled with too many experiences and blessings to recount. Of course, the feelings of excitement have gradually died down, but a profound experience of joy and gratitude remains stronger.

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L’Expérience de Dieu chez Karl Rahner : Une Réponse positive pour la crise de la Foi aujourd’hui

Aujourd’hui, une crise de la foi est un phénomène global. C’est un problème qui entre de force dans toutes les frontières de notre vie et qui l’affecte dans toutes les régions. Donc, Il suffit d’un regard minutieux dans notre Eglise pour percevoir que notre Eglise est menacée par cette crise de la foi. Voilà bien un problème, une authentique questio disputata . Les théologiens pastoraux ont bien observé et attesté à ce problème. Ils disent que dans l’Eglise d’aujourd’hui, les chrétiens, surtout ceux de la classe moyenne sont moins intéressés à la question de la foi. Dans la même ligne, les théologiens dogmatiques aussi rendaient leur témoignage en disant que les journaux théologiques portent un peu de satisfaction parmi les hommes d’aujourd’hui.

En regardant ces témoignages nous verrons qu’il y a un changement radical d’attitude, un problème et une crise de la foi qui se posent. Le Cardinal RENARD clarifie, et nous sommes d’accord avec lui quand il disait que : « Ce qui est en question, ce n’est pas l’Eglise, c’est la foi ». La foi que les gens d’aujourd’hui voient comme l’habillement à l’Eglise, et qui n’a rien avoir avec leur vie quotidienne. Cette foi est considérée par l’homme post-moderne comme étrange et incompréhensible. La foi paganisée et sécularisée, comme aujourd’hui on peut parler d’athéisme chrétien. Cette réalité nous laisse avec quelques questions fondamentales qui nous poussent à réfléchir. Pourquoi surgit cette crise, qui a mis le lien entre la foi et la vie quotidienne faible ? Que veulent dire ces concepts : la Trinité, l’incarnation, la grâce et la rédemption pour l’homme d’aujourd’hui ? L’Eglise est-elle ouverte à la mentalité actuelle, positive et technique ? Quel est le problème qui n’est plus en accord avec la situation contemporaine que Karl Rahner lui-même appelle la « théologie scolastique ?» Comment est-ce qu’il est venu que les manuels de théologie dogmatique, et le catéchisme pour les simples fidèles basés sur ces manuels, ont tout dit et encore, à la fin n’ont pas eu grand effet?

En fait, c’est dans le but de répondre à ces questions que nous nous sommes engagés dans ce travail intitulé : L’Expérience de Dieu chez Karl Rahner : Une Réponse positive pour la crise de la Foi aujourd’hui. K. Rahner, un savant distingué avait une claire vision du problème susmentionné. Avec sa théologie transcendantale et anthropologique, il a présenté à l’humanité l’espoir qui est ancré dans un lien d’expérience personnelle de Dieu.

Nous avons dans le premier chapitre intitulé « De la crise à l’espérance » offert une vue panoramique de cette crise toute au longue de l’histoire post-Vatican II. Nous avons vu dans l’enquête théologique de K. Rahner que les causes de cette crise sont : la vicissitude de la connaissance de l’homme, la calcification des concepts théologiques et le pluralisme idéologique de notre temps tels que le dualisme et l’extrinsécisme trouvés dans le système théologique des néo-scolastiques. Malheureusement, c’est le système théologique qui a animé l’homélie liturgique et des activités pastorales de l’époque médiévale jusque récemment. Donc, devant cette crise, K. Rahner nous propose une attitude et un comportement. Selon lui, nous devons avoir l’espérance chrétienne de ne pas se sentir désemparés face à cette crise. Il nous conseille aussi de prendre cette crise qui nous entoure jour après jour comme un défi pour croitre. Et puis, il souligne l’urgence de la nouvelle évangélisation qui va prendre comme soucis les défis actuels de la foi.

De plus, « la dimension transcendantale de l’expérience humaine », fut l’objet de notre deuxième chapitre. Ici, il a été question d’entrer dans la théologie dogmatique de K. Rahner qui a non plus : Dieu, Jésus, ou l’Ecriture Sainte comme point du départ. Ceux-là, dit K. Rahner ne sont plus la réponse mais une partie du problème de crise de la foi. Cependant, cela ne veut pas dire que la théologie a cessé d’être une foi porteuse des expressions humaines au sujet de Dieu. Elle est toujours un discours sur Dieu. Mais la sensibilité à l’esprit critique, historique et scientifique de notre temps nous force à reconnaître que l’idée de Dieu est en crise dans le monde actuel qui est scientifiquement sensible. Par conséquent, un appel direct à Dieu, à Jésus, à l’Ecriture Sainte et pire encore, les dogmes, ne représentent plus des points « serviables » de départ théologique.

Le seul point de départ prometteur que K. Rahner croit pouvoir apporter une terre commune pour les croyants, les sceptiques et les perplexes se trouve dans l’expérience humaine de la transcendance et l’expérience concrète de chaque jour de la personne humaine. Voila pourquoi nous avons commencé ce chapitre avec la question au sujet de l’homme. Ici, nous avons établi que l’homme par nature est un esprit. C’est-à-dire, il est un sujet transcendantal à la totalité de l’être. Cet esprit humain est aussi par nature « l’écoute de la parole ». Cela veut dire qu’il est un champ qui attend la parole de Dieu et qui accueille la révélation de Dieu dans l’histoire. Cette personne humaine dans son existence concrète, est une question vers le salut dont la seule, véritable, et réalisable réponse se trouve en Dieu qui est le sommet absolu de notre transcendance. Et donc, nous témoignons que dans ce chapitre, la réinterprétation de K. Rahner sur certains principes de la vérité chrétienne, particulièrement ses théologies de la personne humaine et de l’expérience de Dieu, sont très appropriées pour comprendre et surmonter la crise de la foi aujourd’hui.

Au troisième chapitre, nous nous sommes contentés de présenter la grande ligne de notre travail, intitulé : « L’expérience directe de Dieu vis-à-vis de la crise de la foi » nous avons commencé ce chapitre en expliquant d’abord la signification de l’expérience directe de Dieu dans la théologie anthropologique de K. Rahner et puis, l’expérience directe de Dieu dans sa théologie transcendantale. En analysant les deux, K. Rahner dit simplement que tous les êtres humains sont orientés vers le divin, voila pourquoi toutes les personnes posent la question de l’être. Dans cette optique, une personne a déjà l’expérience de Dieu dans une manière sombre et non réflexive. K. Rahner appelait cette expérience l’expérience non-thématique de Dieu. En revanche, la prise de conscience de l’expérience non-thématique, primitive et préconsciente de Dieu présent dans les profondeurs de la vie ordinaire, c’est ce que K. Rahner appelait l’expérience thématique de Dieu.

Cette prise de conscience de Dieu nous aide à approfondir, à dynamiser, et à porter la relation entre Dieu et l’homme vue dans les défis de trouver, d’aimer et de glorifier Dieu dans tous les peuples et toutes les choses. En disant cela, K. Rahner évitait toute division entre la foi et la vie quotidienne et entre le système théologique et l’expérience religieuse.

A la troisième partie de ce chapitre, nous avons appliqué l’idée de l’expérience directe de Dieu comme réponse positive de la crise de la foi aujourd’hui. Ici, nous avons souligné que la crise de la foi ne ressort pas sans causes. Ses causes se trouvent sur des bases théologiques et pastorales auxquelles les chrétiens sont plus inquiets avec la dimension verticale de la foi et ils font moins sur l’aspect horizontal vu dans la relation avec le voisin et l’activité quotidienne. Pour qu’une guérison puise être obtenue, nous proposons à partir de l’expérience directe de Dieu chez K. Rahner, qu’il faut surmonter l’utilitarisme religieux auquel Dieu est recruté au service des besoins de l’homme, la dichotomie entre la foi et la vie en matière de la responsabilité sociopolitique auquel chrétiens sont incapable de promouvoir la valeur de leur foi dans les œuvres de leur vie, et aussi, il faut embrasser la spiritualité de la croix.

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Finalement, à la quatrième partie de ce chapitre, nous avons vu l’implication de cette expérience directe de Dieu pour l’Eglise d’aujourd’hui. Ici K. Rahner voit une Eglise centrée sur l’amour et sur la relation personnelle avec le Mystère Ultime. Cette Eglise s’engage avec l’Esprit de Dieu dans l’amour et sans peur. Cette expérience nécessite le courage et l’amour pour changer radicalement les structures de l’Eglise et pour redonner la vie à la tradition.