It was one year ago today when I was ordained to the priesthood of Jesus by his Grace, Most Rev. Dr. Ignatius A. Kaigama, for the Congregation of the Servants of Charity. One year has passed; here I am filled with too many experiences and blessings to recount. Of course, the feelings of excitement have gradually died down, but a profound experience of joy and gratitude remains stronger.
This year has been the most challenging and outstanding in my life, basically because everything I have done this year has been a first: First mass, first sick call, first wedding celebration, first time acting as a chaplain and so on. Of course being the first time means that the year has also been a year of mistakes and learning. But I thank God for His graciousness and support because he has make up for my failings.
One thing that I have grown used to saying this year is “I am sorry”. I think that is very important for my personal growth even as I am preparing for second year of fresh experiences, fresh encounters with God and his people.
I am constantly reminded by the people of God never to loss my sense of happiness and smile. How this is possible I really don’t know, but I think that as long as I love what I do every day, I shall constantly attain happiness which will resonate with the hope I proclaim to people.
One of the things that humble me as a priest is standing at the Altar and pronouncing those words of consecration: “This is my Body”. To me, that is the humblest and the greatest challenge of my humanity. This word reminds me that I am only a channel of God’s grace—an instrument of his Providence. It reminds me of the need to always remain humble and confront life with gentle aura and peace.
I have seen how priesthood can be physically tasking. I am moved by the sanctity of the people I meet in the church and the children at school. I am touched by their struggles and the trust they place on me. They make me more aware of my own humanity and sinfulness especially in the confessional.
Looking back through this past one year I am most grateful to God for this gift and the continued strength to carry on. I am most humbled and overjoyed to share it and to have a feeling that I am part of something bigger than who I am. My deepest thanks go to all of you for sharing this journeying with me. God bless you abundantly.

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MY FIRST PRIESTLY ANNIVERSARY

It was one year ago today when I was ordained to the priesthood of Jesus by his Grace, Most Rev. Dr. Ignatius A. Kaigama, for the Congregation of the Servants of Charity. One year has passed; here I am filled with too many experiences and blessings to recount. Of course, the feelings of excitement have gradually died down, but a profound experience of joy and gratitude remains stronger.

Les Enfants Prodigues que nous sommes

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La parabole du Fils prodigue est une parabole magnifique trouvée seulement dans l’Évangile de saint Luc. Si l’on me demande de nommer une parabole ou une histoire préférée et la plus significative dans tous les Évangiles, la parabole de l’enfant prodigue sera la première. Il m’a certainement sauvé de beaucoup de chagrin, de la culpabilité et de la honte.

Je pourrais continuer de parler a propos de cette parabole, mais pour être bref, cette parabole est une parabole de l’amour et du pardon inconditionnel de Dieu. Il fut un temps dans ma vie où je me demandais si Dieu m’a pardonné vraiment. Et même s’il m’a pardonné, puis-je me pardonner? On m’a dit de lire cette parabole maintes et maintes fois. Et cela a fonctionné! Je compris que Dieu m’a pardonné, comme le Père de la parabole a pardonné son fils capricieux. Il laisse tout aller, l’infraction du fils a cessé d’avoir plus d’existence. Et cette parabole m’a aussi aidé à me pardonner. Dieu m’a pardonné ; Est-ce que je suis plus grand que Dieu de ne pas me pardonner?

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Je suggérais que nous lisions à nouveau cette parabole aujourd’hui très lentement surtout pendant ce moment de carême. Que ce qui se passe coule. Et laissez-nous enseigner que nous n’avons rien à craindre dans l’approche de Jésus pour le pardon. Il est trop prêt à pardonner. Tout ce que nous avons à faire c’est seulement de demander.

Paul Ibrams Sc

REVENEZ A MOI, AVEC TOUT VOTRE CŒUR

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Ne me rejette pas loin de ta face,

ne me reprends pas ton esprit saint.

Redonne-moi la joie de ton salut,

Rends-moi ferme par un esprit généreux. Ps 51

Au Congo, le carême tombe dans une période où le climat est si chaud et terriblement poussiéreux, et souvent, la maladie et la faiblesse du corps qui viennent de ce climat sont parfaites pour nous cacher à l’intérieur,  et idéal pour se cacher de Dieu – dans quelque sorte. Mais notre Dieu est insistant, aimant,  et douce. Dieu est le parent de l’enfant prodigue, qui attend fidèlement, avec empressement sur ​​la route pour notre retour, nuit après nuit. Il n’y a pas les bras croisés et la poupe jugée, seuls les yeux tendus d’un parent avide de notre retour, le désir de nous embrasser et se réjouissent avec nous.

Pourtant, nous passons tellement de temps en essayant de penser à la façon de revenir et de ce qu’il faut dire, comment commencer la conversation. C’est seulement quand nous apparaissons après tant de temps, embarrassé et confus, que nous comprenions que nous ne  sommes pas  obligés de dire quelques chose. Nous avons seulement à se présenter.

Regardez là-haut sur la route devant nous: notre Dieu d’amour saut  de la joie. L’invitation nous a été entendue. Nous sommes revenus à la maison!

Mais, attendez…Quoi nous empêche de cette grande réunion ? Quoi nous empêche d’accepter cette invitation à quelque chose de plus profond dans notre vie avec Dieu ? Nous nous sentons dans nos cœurs qu’il ya des choses que nous devrions dire d’abord : « attend … mais … si seulement » et enfin, « Si Dieu  savait vraiment qui je suis … »

Cela n’a pas d’importance. Rien de tout cela est important. Sauf  la joie que nous sommes tournés vers Dieu et que, comme un père aimant ou une mère, Dieu nous étouffe avec embrassades et cris de joie. Nous avons retourné!

Revenez à moi, avec tout votre cœur.

Notre acceptation de cet appel à nos cœurs est simple si l’on peut aller au-delà de la peur. Tout ce que nous avons à faire est de dire à notre Seigneur, «Je suis ici. Où dois-je commencer ? Oui, je veux être avec vous ».  Nos cœurs ont été ouverts et nous avons fait le premier pas vers le parent joyeux sur la route. Pas d’explications sont nécessaires, c’est seulement  pour faire une pause et imaginez dans nos cœurs le regard joyeusement aimant de Dieu qui tombe sur nous.

Quelle est la prochaine étape de notre voyage de retour ? Nous pourrions prendre les premiers moments de notre temps, avant que nous ayons sorti du lit pour remercier Dieu pour une telle invitation aimante et demander de l’aide à ouvrir nos cœurs à elle. Nous devons rappeler tout au long de ce carême l’invitation qui a déplacé nos cœurs : Revenez à moi, avec tout votre cœur. Et nous pouvons nous réjouir avec Dieu.

Cela est l’invitation de chaque jour du Carême. Aujourd’hui est le jour pour l’accepter.

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Paul Ibrams Sdc

La Famille Etendue chez les Chawai et la Catholicite de l’Eglise

INTRODUCTION

7517714  La famille joue un rôle très crucial en Afrique. C’est pourquoi Mbiti disait que « chaque personne dans la vie traditionnelle africaine vit dans une ou comme une partie de la famille. »[1]

Ainsi dans ce travail sans prétendre être exhaustif sur tout élément, détail et implication, nous voulons simplement faire un exposé sur : « La Famille étendue chez les Chawais et la conception de la Catholicité de l’Eglise ». Pour bien accomplir cette tâche, nous allons d’abord faire l’exposé  sur les Chawais, qui sont-ils ? Nous allons tenter de fournir une description de la famille étendue chez eux et la fonction de cette famille dans la société africaine. Apres cela, nous allons explorer la conception de la catholicité de l’Eglise. Puis, nous allons montrer comment  cette conception est semblable au concept de la famille étendue chez les Chawais. D’ailleurs, avant d’aborder ce discours en profondeur, nous voulons savoir vraiment qui sont-ils les Chawais ?

1. LES CHAWAIS, QUI SONT-ILS ?

Il y a approximativement 90,000 personnes qui parlent la langue Chawai en Afrique.[2] Ils sont à l’origine du Nord du Nigeria, dans un district du Kauru dans l’état du Kaduna. Selon l’anthropologue et l’historien C.K MEEK dans son livre en anglais, « Tribes of Zaira Province », il confirmait que l’Atsam bien connu comme le peuple de Chawai s’installèrent dans leur emplacement présent avec une administration traditionnelle très organisé avant  l’an 1350.[3]

1.1 LA CONCEPTION TRADITIONNELLE DE LA FAMILLE ETENDUE CHEZ LES CHAWAIS

Chez les Chawais la famille étendue est une famille basée sur la parenté ;  c’est-à-dire, rapport du sang biologique et sur l’affinité, c’est-à-dire, rapport du sang de deux partenaires du mariage. Une telle famille inclurait aussi des enfants adoptés. En principe, cette famille est vraiment très large et elle est  constituée des enfants, des parents, des grands-parents, des oncles, des tantes, des frères et des sœurs qui peuvent avoir leurs propres enfants. C’est pourquoi  je suis d’accord avec Mbiti quand il disait que « Pour le peuple africain, la famille a un cercle beaucoup plus large de membres que le mot suggéré en Europe ou Amérique du nord».[4]  Ce nombre peut même être multiplié surtout dans la tradition du Chawai, car les Chawais sont favorable à la polygamie. Or comme nous le savons, la polygamie couvre plusieurs réalités et fait par regrouper plusieurs familles.

En plus, le concept de la famille étendue chez les Chawais englobe aussi les membres décédés de la famille aussi bien que ceux qui ne sont pas encore nés. Les enfants qui ne sont pas encore nés sont importants parce que c’est eux qui vont assurer la survie de la famille.[5]

En regardant la structuration de la famille étendue chez les Chawais, on verra que les membres vivent ensemble dans un enclos traditionnel qui constitué des plusieurs maisons, les unes à côté des autres ou séparées  par quelque distance. En cas de séparation géographique, la famille rassemblera  pour prendre des décisions importantes à propos de la famille.

1.2 LES FONCTIONS DE LA FAMILLE ETENDUE

E.O AYISI,  dans son livre « An Introduction to the Study of African Culture” voit la famille étendue comme la raison d’être de toutes les  coopérations sociales.[6]   J’ai trouvé cela très génial au point de vue de notre discours, parce que chez les Chawais un individu existe à l’intérieur d’un plus grand groupe, auquel sa famille est incluse.[7]  C’est dans ce groupe qu’il acquiert son identité. Il dépend de ce groupe pour sa survie sociale et physique. Et c’est à ce groupe qu’à  travers plusieurs rites de passage qu’il deviendra progressivement un membre plein de la communauté. Il est donc obligé a quelque sorte de prendre un rôle à assurer pour la survie de ce groupe à  travers le mariage et la procréation.[8]

La famille étendue chez les Chawais fonctionne aussi comme la première communauté religieuse à laquelle un individu appartient[9]. A partir de cette entité, les grands parents et les parents enseignent aux autres membres le grand héritage religieux et spirituel. En plus, il pourrait être plus probablement la première place où les membres de la famille ont eu des connaissances de Dieu, d’Esprit, d’ancêtres et de vie après la mort.

La famille étendue chez les Chawais est beaucoup appréciée comme un moyen de support mutuel, Depuis  que « on est parce qu’il y a les autres »,[10] les membres de la famille étendue se supportent psychologiquement et pratiquement l’un a l’autre. Un bel exemple de ce support peut être vu en cultivant de la terre, en élevant les enfants, en prenant soin des personnes âgées et des malades. En cas de besoin, un individu pourrait compter sur le soutien dans sa famille étendue. C’est aussi un moyen d’assurer la sécurité, depuis que plus de membres de la famille étendue vivrait dans la même enclos ou bien, près de l’un à l’autre.

2. LA CONCEPTION DE LA CATHOLICITE DE L’EGLISE

Le mot Catholique vient du mot grec «katholikos» qui signifie “universel”.[11]  Ce mot apparut dans les classiques grecs, par exemple en Aristote ; et il a été utilisé librement par les premiers écrivains chrétiens. Donc nous rencontrons dans leurs écrits de telles expressions comme : « la résurrection catholique » chez Justin de Martyr où nous devrions parler de la « résurrection générale »et « la bonté catholique de Dieu » chez Tertullien, où nous devrions parler de la « la bonté universelle de Dieu ».[12]

La combinaison « L’Eglise Catholique » apparut pour la première fois dans la lettre de St. Ignace écrit en l’an 110. Les mots courus : « Où que l’évêque paraitra, là les gens doivent être, comme où Jésus peut être, il y a l’Eglise universelle (katholike) »[13]

Dans les deux premiers siècles, deux idées surgirent sur la conception de la Catholicité de l’Eglise. La première était la conception géographique de l’universalité, auquel inclut l’universalité du peuple et la condition de vie. La deuxième était l’universalité de la vérité et l’orthodoxie.[14]Saint Augustin, particulièrement en opposant le schisme de Donatiste, développa la notion géographique de la catholicité.[15]

Cependant, la notion de la catholicité de l’Eglise qui m’a beaucoup touché et celle donnait par Saint Cyrille de Jérusalem. Le père expliqua avec plaisir la catholicité par tous les aspects de l’Eglise capable d’être universel : Elle s’est étendue partout au monde ; elle apporte la vraie religion à tous les hommes ; elle parle aux gens de toutes les conditions ; elle guérit tous les genres de péché et elle offre aux hommes le plus vrai don spirituel.[16]

Un autre texte avec les caractéristiques abondantes sur l’universalité de l’Eglise est celui de JEAN de Ragusa. « L’Eglise est Catholique », il disait ; « parce qu’elle étend à toutes les places, sur tous les temps, d’Abel à la fin du Monde. Elle s’est étendu parmi tout le peuple (Ap. 7,7), elle propose tous les préceptes universels, et pas l’obligation particulariste de Judaïsme. Elle possède tous les  remédes sacramentaux pour chaque mal et chaque faute ; elle  enseigne une doctrine complète qui donne à tous les hommes tout ce qui est nécessaires pour le salut ; car elle est le moyen universel du salut ; elle est catholique en vertu de son adoration qui est présentée à chaque chemin et à tout moment. Finalement, elle embrasse tous les hommes, les bon et les mouvais ».[17]

3. LE POINT DE CONVERGENCE ENTRE LA FAMILLE ETENDUE ET LA CATHOLICITE DE L’EGLISE

La famille étendue et la catholicité ou bien l’universalité de l’Eglise sont deux mots tout à fait différents. Dans quel sens disons-nous qu’existe un point de convergence entre eux ? Autrement dit, dans quel sens pouvons-nous dire que cette totalité, ou universalité ou bien catholicité de l’Eglise s’applique à la conception de famille étendue chez les Chawais ? Je dirais selon trois significations fondamentales.

Primo, La famille étendue chez les Chawais est une place où un individu reçoit son identité. Celui-ci est dépendant de cette famille pour sa survivance physique et sociale. De même s’applique à l’Eglise. C’est dans l’Eglise que nous trouvons notre identité comme  chrétiens. C’est là que chacun de nous trouve ce qui est essentiel pour croire et pour vivre en chrétien.[18]

Secundo, pour les Chawais, la famille étendue est un lieu de communion. Cette communion existe très forte au point que les membres de cette famille étendue pourraient vivre ensemble dans un enclos traditionnel constituant de plusieurs maisons. Même les défunts sont considérés être en communion avec la famille étendue ; ceux qu’on appelait les ancêtres ont le devoir de sauvegarde cette communion au passage du temps. De la même façon dans l’Eglise nous vivons ensemble dans la communion et l’amour qui vient de Dieu. « L’Eglise embrasse un grand nombre de personnes, de peuple qui professent la même foi, se nourrissent de la même Eucharistique, et sont servis par les mêmes pasteurs. »[19]  Cette communion s’étend aux Saints, c’est-à-dire l’Eglise glorieuse ; ces Saints qui nous supportent par leurs intersessions.

Tertio, une des valeurs de famille étendue chez les Chawais est l’aspect de l’universalité. Avec cette conception, la famille étendue s’étend au groupe ethnique comme une grande famille. N’importe où on se trouve, les Chawais se voient comme une grande famille et ils donnent un soutien mutuel l’un a l’autre. Ils forment aussi l’association pour le bien-être de tous. De la même façon, l’Eglise est un corps universel qui embrasse un grand nombre de personnes qui professent la même foi. Les associations dans l’Eglise comme celle des femmes, des jeunes et des hommes peuvent être vues comme une expression pratique de l’esprit de famille étendue basée non pas sur le sang mais plutôt sur la foi.

CONCLUSION

La conception de la famille étendue en Afrique je dirais sans doute est vivement présente et vivante dans le peuple africain même si  elle s’exprimait dans une forme pas tellement traditionnelle. Voilà pourquoi les Peres des synodes africains ont  vu la famille comme une expression particulièrement appropriée pour l’Eglise Africaine. Cette expression de famille, surtout la famille étendue est vraiment importante parce que de là sort  « la solidarité, la chaleur des relations, l’accueil, le dialogue et  la confiance. »[20]Tous ceux-ci sont valeurs fondamentales au sein de l’Eglise catholique.

BIBLIOGRAPHIE

  1. SOURCE DE L’ECRITURE SAINTE

La Bible de Jérusalem, 3e éd. Rome, Cerf /Verbum Bible, 2001.

  1. INSTRUMENTS DU TRAVAIL

BARBEY Philippe, Les Témoins de Jéhovah : Pour un Christianisme Original, Le Harmattan, 2003.

AYISI E.O, An Introduction to the Study of African Culture, Nairobi: East African Educational Publishers, 1992.

BATIFFEL P., Le Catholicisme de Saint Augustin, 5e éd. Paris,  Cerf, 1929.

CYRILLE de Jérusalem, cité en G. THILS, Les Notes de l’église dans l’apologétique catholique depuis la réforme, Gembloux 1937, 214–254.

MBITI JOHN, Introduction to African Religion, 2 ed., Nairobi: East African Educational Publishers, ltd. 1975.

MBITI JOHN, African Religions and Philosophy, London: Heinemann Educational Books, Ltd. 1969.

MEEK C. K., Tribe of Zaria Province, Kaduna: Arewa Publisher, 1920.

RAGUSA J., Tractatus de Ecclesia, Basel: University Library, 1965.

ROTTMANNER O., “Catholica” Revue Benedictine, 17, 1965, pp. 1-9.

  1. Thurston, “Catholic” in the catholic Encyclopedia, New York: Thompson Gale Company, 2003, pp.274-275.
  2. DOCUMENTS DE L’EGLISE

Catéchisme de l’Eglise Catholique, Centurion : Paris, 1998.

Jean Paul II, Ecclesia in Africa, Kinshasa: Mediaspaul, 1995.

VATICAN II, Lumen Gentium, Paris, Du Centurion, 1967.

  1. WEBOGRAPHIE

http://www.vatican.va/holy_father/francesco/audiences/2013/documents/papa-francesco, visité le 14-2-2014.

Southern Kaduna, Online, http://www.sokadworld.com, visité le 14-2-2014.

www.newadvent.org, visité le 14-2-2014.

 Endnotes

[1] J. MBITI, Introduction to African Religion, 2 ed., Nairobi: East African Educational Publishers, ltd. 1975, p. 175.

[2] Southern Kaduna, Online, http://www.sokadworld.com

[3] C.K MEEK, Tribe of Zaria Province, Kaduna: Arewa Publisher, 1920, p.25

[4] J. MBITI, African Religions and Philosophy, London: Heinemann Educational Books, Ltd. 1969, p.106

[5] J’ai eu une interview avec mon Oncle à travers le réseau social en 7-2-2014.

[6] E.O AYISI, An Introduction to the Study of African Culture, Nairobi: East African Educational Publishers, 1992, p. 16.

[7] Une interview avec mon Oncle.

[8] Ibidem.

[9] Ibidem.

[10] J.MBITI, African Religion and Philosophy, Op. cit., p. 108.

[11] www.newadvent.org, visité le 14-2-2014.

[12] H. Thurston, “Catholic” in the catholic Encyclopedia, New York: Thompson Gale Company, 2003, pp.274-275.

[13] P. BATIFFEL, Le Catholicisme de Saint Augustin, 5e éd. Paris : 1929.

[14] O. ROTTMANNER, “Catholica” Revue Benedictine, 17, 1965, 1-9

[15]P. BATIFFEL, Op. cit.

[16] CYRILLE de Jérusalem, cité en G. THILS, Les Notes de l’église dans l’apologétique catholique depuis la réforme, Gembloux 1937, 214–254.

[17] J. RAGUSA, Tractatus de Ecclesia, Basel, University Library, 1965, p.29.

[18] http://www.vatican.va/holy_father/francesco/audiences/2013/documents/papa-francesco, visité le 14-2-2014.

[19] Ibidem.

[20] Jean Paul II, Ecclesia in Africa, Kinshasa: Mediaspaul, 1995, p.69.

INTRODUCTION

 

                La famille joue un rôle très crucial en Afrique. C’est pourquoi Mbiti disait que « chaque personne dans la vie traditionnelle africaine vit dans une ou comme une partie de la famille. »[1]

                Ainsi dans ce travail sans prétendre être exhaustif sur tout élément, détail et implication, nous voulons simplement faire un exposé sur : « La Famille étendue chez les Chawais et la conception de la Catholicité de l’Eglise ». Pour bien accomplir cette tâche, nous allons d’abord faire l’exposé sur les Chawais, qui sont-ils ? Nous allons tenter de fournir une description de la famille étendue chez eux et la fonction de cette famille dans la société africaine. Apres cela, nous allons explorer la conception de la catholicité de l’Eglise. Puis, nous allons montrer comment cette conception est semblable au concept de la famille étendue chez les Chawais. D’ailleurs, avant d’aborder ce discours en profondeur, nous voulons savoir vraiment qui sont-ils les Chawais ?

1. LES CHAWAIS, QUI SONT-ILS ?

 

                Il y a approximativement 90,000 personnes qui parlent la langue Chawai en Afrique.[2] Ils sont à l’origine du Nord du Nigeria, dans un district du Kauru dans l’état du Kaduna. Selon l’anthropologue et l’historien C.K MEEK dans son livre en anglais, « Tribes of Zaira Province », il confirmait que l’Atsam bien connu comme le peuple de Chawai s’installèrent dans leur emplacement présent avec une administration traditionnelle très organisé avant l’an 1350.[3]

1.1 LA CONCEPTION TRADITIONNELLE DE LA FAMILLE ETENDUE CHEZ LES CHAWAIS

 

                Chez les Chawais la famille étendue est une famille basée sur la parenté ; c’est-à-dire, rapport du sang biologique et sur l’affinité, c’est-à-dire, rapport du sang de deux partenaires du mariage. Une telle famille inclurait aussi des enfants adoptés. En principe, cette famille est vraiment très large et elle est constituée des enfants, des parents, des grands-parents, des oncles, des tantes, des frères et des sœurs qui peuvent avoir leurs propres enfants. C’est pourquoi je suis d’accord avec Mbiti quand il disait que « Pour le peuple africain, la famille a un cercle beaucoup plus large de membres que le mot suggéré en Europe ou Amérique du nord».[4] Ce nombre peut même être multiplié surtout dans la tradition du Chawai, car les Chawais sont favorable à la polygamie. Or comme nous le savons, la polygamie couvre plusieurs réalités et fait par regrouper plusieurs familles.

                En plus, le concept de la famille étendue chez les Chawais englobe aussi les membres décédés de la famille aussi bien que ceux qui ne sont pas encore nés. Les enfants qui ne sont pas encore nés sont importants parce que c’est eux qui vont assurer la survie de la famille.[5]

                En regardant la structuration de la famille étendue chez les Chawais, on verra que les membres vivent ensemble dans un enclos traditionnel qui constitué des plusieurs maisons, les unes à côté des autres ou séparées par quelque distance. En cas de séparation géographique, la famille rassemblera pour prendre des décisions importantes à propos de la famille.

 

 

1.2 LES FONCTIONS DE LA FAMILLE ETENDUE

 

                E.O AYISI, dans son livre « An Introduction to the Study of African Culture” voit la famille étendue comme la raison d’être de toutes les coopérations sociales.[6]  J’ai trouvé cela très génial au point de vue de notre discours, parce que chez les Chawais un individu existe à l’intérieur d’un plus grand groupe, auquel sa famille est incluse.[7] C’est dans ce groupe qu’il acquiert son identité. Il dépend de ce groupe pour sa survie sociale et physique. Et c’est à ce groupe qu’à travers plusieurs rites de passage qu’il deviendra progressivement un membre plein de la communauté. Il est donc obligé a quelque sorte de prendre un rôle à assurer pour la survie de ce groupe à travers le mariage et la procréation.[8]

                La famille étendue chez les Chawais fonctionne aussi comme la première communauté religieuse à laquelle un individu appartient[9]. A partir de cette entité, les grands parents et les parents enseignent aux autres membres le grand héritage religieux et spirituel. En plus, il pourrait être plus probablement la première place où les membres de la famille ont eu des connaissances de Dieu, d’Esprit, d’ancêtres et de vie après la mort.

                La famille étendue chez les Chawais est beaucoup appréciée comme un moyen de support mutuel, Depuis que « on est parce qu’il y a les autres »,[10] les membres de la famille étendue se supportent psychologiquement et pratiquement l’un a l’autre. Un bel exemple de ce support peut être vu en cultivant de la terre, en élevant les enfants, en prenant soin des personnes âgées et des malades. En cas de besoin, un individu pourrait compter sur le soutien dans sa famille étendue. C’est aussi un moyen d’assurer la sécurité, depuis que plus de membres de la famille étendue vivrait dans la même enclos ou bien, près de l’un à l’autre.

2. LA CONCEPTION DE LA CATHOLICITE DE L’EGLISE

 

                Le mot Catholique vient du mot grec «katholikos» qui signifie “universel”.[11]  Ce mot apparut dans les classiques grecs, par exemple en Aristote ; et il a été utilisé librement par les premiers écrivains chrétiens. Donc nous rencontrons dans leurs écrits de telles expressions comme : « la résurrection catholique » chez Justin de Martyr où nous devrions parler de la « résurrection générale »et « la bonté catholique de Dieu » chez Tertullien, où nous devrions parler de la « la bonté universelle de Dieu ».[12]

                La combinaison « L’Eglise Catholique » apparut pour la première fois dans la lettre de St. Ignace écrit en l’an 110. Les mots courus : « Où que l’évêque paraitra, là les gens doivent être, comme où Jésus peut être, il y a l’Eglise universelle (katholike) »[13]

                Dans les deux premiers siècles, deux idées surgirent sur la conception de la Catholicité de l’Eglise. La première était la conception géographique de l’universalité, auquel inclut l’universalité du peuple et la condition de vie. La deuxième était l’universalité de la vérité et l’orthodoxie.[14]Saint Augustin, particulièrement en opposant le schisme de Donatiste, développa la notion géographique de la catholicité.[15]

                Cependant, la notion de la catholicité de l’Eglise qui m’a beaucoup touché et celle donnait par Saint Cyrille de Jérusalem. Le père expliqua avec plaisir la catholicité par tous les aspects de l’Eglise capable d’être universel : Elle s’est étendue partout au monde ; elle apporte la vraie religion à tous les hommes ; elle parle aux gens de toutes les conditions ; elle guérit tous les genres de péché et elle offre aux hommes le plus vrai don spirituel.[16]

                Un autre texte avec les caractéristiques abondantes sur l’universalité de l’Eglise est celui de JEAN de Ragusa. « L’Eglise est Catholique », il disait ; « parce qu’elle étend à toutes les places, sur tous les temps, d’Abel à la fin du Monde. Elle s’est étendu parmi tout le peuple (Ap. 7,7), elle propose tous les préceptes universels, et pas l’obligation particulariste de Judaïsme. Elle possède tous les remédes sacramentaux pour chaque mal et chaque faute ; elle enseigne une doctrine complète qui donne à tous les hommes tout ce qui est nécessaires pour le salut ; car elle est le moyen universel du salut ; elle est catholique en vertu de son adoration qui est présentée à chaque chemin et à tout moment. Finalement, elle embrasse tous les hommes, les bon et les mouvais ».[17]

3. LE POINT DE CONVERGENCE ENTRE LA FAMILLE ETENDUE ET LA CATHOLICITE DE L’EGLISE

 

                La famille étendue et la catholicité ou bien l’universalité de l’Eglise sont deux mots tout à fait différents. Dans quel sens disons-nous qu’existe un point de convergence entre eux ? Autrement dit, dans quel sens pouvons-nous dire que cette totalité, ou universalité ou bien catholicité de l’Eglise s’applique à la conception de famille étendue chez les Chawais ? Je dirais selon trois significations fondamentales.

                Primo, La famille étendue chez les Chawais est une place où un individu reçoit son identité. Celui-ci est dépendant de cette famille pour sa survivance physique et sociale. De même s’applique à l’Eglise. C’est dans l’Eglise que nous trouvons notre identité comme chrétiens. C’est là que chacun de nous trouve ce qui est essentiel pour croire et pour vivre en chrétien.[18]

                Secundo, pour les Chawais, la famille étendue est un lieu de communion. Cette communion existe très forte au point que les membres de cette famille étendue pourraient vivre ensemble dans un enclos traditionnel constituant de plusieurs maisons. Même les défunts sont considérés être en communion avec la famille étendue ; ceux qu’on appelait les ancêtres ont le devoir de sauvegarde cette communion au passage du temps. De la même façon dans l’Eglise nous vivons ensemble dans la communion et l’amour qui vient de Dieu. « L’Eglise embrasse un grand nombre de personnes, de peuple qui professent la même foi, se nourrissent de la même Eucharistique, et sont servis par les mêmes pasteurs. »[19] Cette communion s’étend aux Saints, c’est-à-dire l’Eglise glorieuse ; ces Saints qui nous supportent par leurs intersessions.

Tertio, une des valeurs de famille étendue chez les Chawais est l’aspect de l’universalité. Avec cette conception, la famille étendue s’étend au groupe ethnique comme une grande famille. N’importe où on se trouve, les Chawais se voient comme une grande famille et ils donnent un soutien mutuel l’un a l’autre. Ils forment aussi l’association pour le bien-être de tous. De la même façon, l’Eglise est un corps universel qui embrasse un grand nombre de personnes qui professent la même foi. Les associations dans l’Eglise comme celle des femmes, des jeunes et des hommes peuvent être vues comme une expression pratique de l’esprit de famille étendue basée non pas sur le sang mais plutôt sur la foi.

 

 

CONCLUSION

 

                La conception de la famille étendue en Afrique je dirais sans doute est vivement présente et vivante dans le peuple africain même si elle s’exprimait dans une forme pas tellement traditionnelle. Voilà pourquoi les Peres des synodes africains ont vu la famille comme une expression particulièrement appropriée pour l’Eglise Africaine. Cette expression de famille, surtout la famille étendue est vraiment importante parce que de là sort « la solidarité, la chaleur des relations, l’accueil, le dialogue et la confiance. »[20]Tous ceux-ci sont valeurs fondamentales au sein de l’Eglise catholique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

  1. SOURCE DE L’ECRITURE SAINTE

La Bible de Jérusalem, 3e éd. Rome, Cerf /Verbum Bible, 2001.

  1. INSTRUMENTS DU TRAVAIL

BARBEY Philippe, Les Témoins de Jéhovah : Pour un Christianisme Original, Le Harmattan, 2003.

AYISI E.O, An Introduction to the Study of African Culture, Nairobi: East African Educational Publishers, 1992.

BATIFFEL P., Le Catholicisme de Saint Augustin, 5e éd. Paris,  Cerf, 1929.

CYRILLE de Jérusalem, cité en G. THILS, Les Notes de l’église dans l’apologétique catholique depuis la réforme, Gembloux 1937, 214–254.

MBITI JOHN, Introduction to African Religion, 2 ed., Nairobi: East African Educational Publishers, ltd. 1975.

MBITI JOHN, African Religions and Philosophy, London: Heinemann Educational Books, Ltd. 1969.

MEEK C. K., Tribe of Zaria Province, Kaduna: Arewa Publisher, 1920.

RAGUSA J., Tractatus de Ecclesia, Basel: University Library, 1965.

ROTTMANNER O., “Catholica” Revue Benedictine, 17, 1965, pp. 1-9.

H. Thurston, “Catholic” in the catholic Encyclopedia, New York: Thompson Gale Company, 2003, pp.274-275.

  1. DOCUMENTS DE L’EGLISE

Catéchisme de l’Eglise Catholique, Centurion : Paris, 1998.

Jean Paul II, Ecclesia in Africa, Kinshasa: Mediaspaul, 1995.

 VATICAN II, Lumen Gentium, Paris, Du Centurion, 1967.

  1. WEBOGRAPHIE

http://www.vatican.va/holy_father/francesco/audiences/2013/documents/papa-francesco, visité le 14-2-2014.

Southern Kaduna, Online, http://www.sokadworld.com, visité le 14-2-2014.

www.newadvent.org, visité le 14-2-2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLE DES MATIERES

 

INTRODUCTION.. …………………………………………………………………1

1. LES CHAWAIS, QUI SONT-ILS ?…………………………………………………………………………………………. 1

1.1 LA CONCEPTION TRADITIONNELLE DE LA FAMILLE ETENDUE CHEZ LES CHAWAIS. …………………………………………2

1.2 LES FONCTIONS DE LA FAMILLE ETENDUE. ………………………………………………………………………………………………………..3

2. LA CONCEPTION DE LA CATHOLICITE DE L’EGLISE……………………………………………………………………………………………… 4

3. LE POINT DE CONVERGENCE ENTRE LA FAMILLE ETENDUE ET LA CATHOLICITE DE L’EGLISE…………………………… 5

CONCLUSION…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 7

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 8

TABLE DES MATIERES…………………………………………………..……………………………………………………….…………..10

 

 

 

 

 

[1] J. MBITI, Introduction to African Religion, 2 ed., Nairobi: East African Educational Publishers, ltd. 1975, p. 175.

[2] Southern Kaduna, Online, http://www.sokadworld.com

[3] C.K MEEK, Tribe of Zaria Province, Kaduna: Arewa Publisher, 1920, p.25

[4] J. MBITI, African Religions and Philosophy, London: Heinemann Educational Books, Ltd. 1969, p.106

[5] J’ai eu une interview avec mon Oncle à travers le réseau social en 7-2-2014.

[6] E.O AYISI, An Introduction to the Study of African Culture, Nairobi: East African Educational Publishers, 1992, p. 16.

[7] Une interview avec mon Oncle.

[8] Ibidem.

[9] Ibidem.

[10] J.MBITI, African Religion and Philosophy, Op. cit., p. 108.

[11]www.newadvent.org, visité le 14-2-2014.

[12] H. Thurston, “Catholic” in the catholic Encyclopedia, New York: Thompson Gale Company, 2003, pp.274-275.

[13] P. BATIFFEL, Le Catholicisme de Saint Augustin, 5e éd. Paris : 1929.

[14] O. ROTTMANNER, “Catholica” Revue Benedictine, 17, 1965, 1-9

[15]P. BATIFFEL, Op. cit.

[16] CYRILLE de Jérusalem, cité en G. THILS, Les Notes de l’église dans l’apologétique catholique depuis la réforme, Gembloux 1937, 214–254.

[17] J. RAGUSA, Tractatus de Ecclesia, Basel, University Library, 1965, p.29.

[18]http://www.vatican.va/holy_father/francesco/audiences/2013/documents/papa-francesco, visité le 14-2-2014.

[19] Ibidem.

[20] Jean Paul II, Ecclesia in Africa, Kinshasa: Mediaspaul, 1995, p.69.